Nabe s'interrogeait à savoir pourquoi on lui avait préféré un auteur moribond. Lui pourtant plein de vie. Pourquoi Houellebecq plutôt que lui ? Le premier cadavre ambulant, le second flamboyant à s'en brûler les ailes.
L'Histoire donne une ébauche de réponse camarade lecteur. Pourquoi l'Homme a-t-il choisi un monothéïsme morbide à un polythéïsme heureux ? La réponse se trouve dans ce jeu de miroir qu'est l'âme humaine. Tu sais cet abysse insondable, qui ne fait écho qu'au néant. On y tire quelques vérités boiteuses mais jamais rien de bien sûr. Ce qui en est extirpé a toujours quelque chose de bancal, de prédicat, comme dans ces propositions où l'on sent un manque inqualifiable. Incomblé et incomblable. L'Homme a besoin de se renvoyer une image atroce de lui même, de se renvoyer des horreurs pour croire qu'il est un peu mieux, un peu différent du bourreau. C'est mentir en groupe. Tricher avec l'espoir de ne pas être vu. Et compter sur l'hypocrisie répandue comme la semence de cette jeune paysanne sur les pièces de 5 francs.
Nabe est en vie, Nabe est un miroir géant pour le lecteur, pour qu'il se voit tel qu'il est, sans artifice, sans contraste avec moins bon. Pas tant que l'oeuvre de Nabe soit si complexe psychologiquement, que chaque lecteur y trouve un écho. Non, l'oeuvre de Nabe demande à ce qu'on s'élève, à ce qu'on tente de le rejoindre, qu'on ne se cantonne pas à des borborygmes syllabisés par des prophètes-imposteurs.
Nabe renvoyait la detresse d'une agonie et de tous ses tourments. Preuve qu'il était en vie : les cadavres sont insensibles. Et le lecteur n'aspirait qu'à trouver plus triste sire que lui. Il s'attendait à trouver un cadavre sur lequel rebondir et voilà qu'on lui offrait un mur de varape ! Ca ne correspondait guère aux aspirations du lecteur. Houellebecq est mort. Ca tombe bien le lecteur ne l'est pas encore. Houellebecq est une mâne dont l'enveloppe n'a pas encore trouvé son linceul blanc. Et le lecteur bande à cette idée. Le lecteur bande parce qu'il est moins pitoyable, plus vivant qu'un mort-vivant. Le lecteur ne s'élève plus il préfère la fange, l'épygée grotesque alors que lui tendent les bras des destinations orgasmiques. Alors qu'il pourrait se pendre aux cîmes du plus haut chataigner, il encense des avortons de lumières, ce goût de cadavre que crache les spotlight plutôt que l'éclat blanc d'une aurore, plutôt que la déflagration du zénith. Le lecteur est un crépuscule, Houellebecq est la nuit. Hélas ce crépuscule n'accouchera plus, il se tend, s'étend pour n'être plus jamais la veille de quelque chose. Même pas des nuits sombres. Même pas un photon un peu égaré dans les macérations médiocres.
Nabe écrivait à 25 ans « au regal des vermines ». Houellebecq dans l'immeuble voisin griffonnait sa pénible poésie.
Nabe est bani des médias d'avoir trop hurlé, Houellebecq décline les invitations de peur de trop marmonner. Ses lecteurs sont anesthésiés sinon excisés. Ils ne ressentent plus, tout juste inspirent-ils, parfois, les miasmes que dégage « Les particules élémentaires »
Le destin est caustique. Il a donné vie, talent et impopularité à l'un tandis que l'autre, mort, ne se baissait même plus pour ramasser les honneurs, et se gargarisait des éloges. Houellebecq est un immense corps caverneux, ses érections se confondent avec ses inspirations, ses éjaculations avec ses éructions.
Le lecteur qu'est-il ? Ce type infâme qu'il faut caresser dans le sens de son poil gras et plein de peaux mortes ? Ou celui qui au contraire attend patiemment qui l'extirpera de sa torpeur, qui lui offrira de renouer avec les sensations ?
Nabe n'est une réponse qu'au second. Et il lui donne beaucoup, certainement davantage que les quelques euros arrachés au désespoir d'un portefeuille qui crie famine. Nabe donne de son lyrisme, de cet amour démesuré qu'il sait encore exprimer dans des haines supposées farouches. Et de son lyrisme, de sa fureur saille la fragilité, la fragilité d'un petit bonhomme aux lunettes rondes qui ne sait pas baisser la tête, qui ne sait pas trahir ce en quoi il croit, son sourire en coin. La harpe du barde, les tambours d'une armée en déroute qui battent la cadence, malgré tout.
Sa fragilité n'est que la fille de sa force. Une fille consanguine, qui malgré son regard parfois vide ne sera jamais prostré à un rôle d'amuseuse. Cette fragilité n'aura pas sa place entre la femme à barbe et Bernard Werber. Elle restera digne, digne d'être et voulant devenir.
Nabe est consomption, il brûle, il agite son flambeau qu'est son talent de manière désordonnée, de manière célinienne. Un peu en vain. Comme les caresses qu'il donne au lecteur, de ses petites mains d'intellectuel qui écrit tous les jours (et bien plus d'une page tous les jours, -dédicasse aux littérateurs-). Pourtant on y replonge avec plaisir, l'on découvre la beauté de ses cendres éparpillés qu'un matin fait tournoyer, des graphèmes fantastiques qu'il assemble avec la précision d'un horloger suisse, des inspirations que l'on sent subites, violentes, et qui arrache les mots, à vous pénetrer, à vous violer comme la descente de croix de Rubens me violente. Quand on est habitué à Gavalda (je ne lis pas cette daube, je précise) ouvrir un Nabe procure la même sensation que de passer de l'ombre à la lumière, de se faire tirer violemment d'une pièce tout à fait sombre pour se trouver en face d'une lumière vive. Il étourdit, comme Baudelaire vous a attrapé par le collet quand vous êtes tombés pour la première fois sur l'un de ses poèmes.
Nabe croit en l'homme à sa manière, quand celui ci le mérite le moins. A la manière de Kurosowa dans son « Kagemusha » (la quintessence du cinéma). Il y croit parce que son don est généreux sans quoi l'on aurait droit à du réchauffé, aux quelques plumes qu'il aurait arraché de son incendie.
Il maudit probablement Dieu d'avoir joué à pile ou face sa carrière, ce qu'il feint d'ignorer c'est que cette aigreur a dynamisé son oeuvre et l'inscrira peut-être dans la postérité. A la manière de Bloy, injustement décrié en son temps. Démesurément célebré aujourd'hui. L'Histoire s'équilibre comme elle peut, et sans être polémiste l'on a échangé les pogroms et Buchenvald contre Israël et un tribut allemand (international ?), alors l'on peut bien échanger une injuste marginalisation contre une surreconnaissance posthume. Les vases-communicants ou le schéma maussien ? Fais tes jeux camarade. L'injustice perdure, mais l'essentiel est préservé : la bonne conscience.
Nabe, n'est pas un auteur du caniveau, il a gagné des prix valorisants. Dans une autre vie. Mais aujourd'hui plus rien. Il est mort aux yeux du petit microcosme littéraire qui préfère baver sur Beigbeder et Pille. Il pleut des larmes dans les cercueils du Panthéon.
Dis Nabe tu t'amuses bien là haut ? Avec Desproges, Coluche et Le Luron ? Lennon, Renaud et Goldman te chantent de jolis chansons ? Tu salueras Morisson, Houellebecq et s'il y est Hallier (je ne suis pas sûr qu'il soit capable de trouver quelque chose celui là)?
Bien entendu mon ode à Nabe est disproportionné et à même quelque chose de saphique (aimer un homme pour sa volupté a toujours quelque chose de saphique, et non d'homosexuel dans ma terminologie), juste qu'il faut bien le découvrir. Et comment rendre attrayante une femme drapée d'une Bourkha sinon en chantant ses louanges, ses seins ronds, ses yeux bleus, comment sinon en hurlant qu'elle est la vénus-callipyge de la chanson ?
« Quand les lueurs d'espoir se révèlent lampes de poches, que les écrivains croient briller assez fort pour vivre seuls, on les prend au mot. Et on coupe les lumières. Au risque de les abandonner dans le noir » Marc-Edouard Nabe
Cette phrase claque dans l'air par sa simplicité, elle étonne, détonne, reflechit. Enfantine mais flamboyante, simple et pourtant tellement lyrique. Pudiquement désespérée. Merveilleusement vraie. Et l'on n'ose plus parler tant elle résonne dans l'atmosphère. Peut-être quand son écho mourra dans le lointain. Si la détresse meure un jour.
Connaissez vous Nabe ?
Si oui que pensez vous de son traitement médiatique ?
De sa valeur réelle ?
Cet article est tout à fait anarchique et vous emmerde, cela vous fait il chier ?
Ne risquerait-il pas, en étant nommé à l'académie française, d'utiliser son épée autrement que pour décorer ?
On m'excusera des fautes, je finis d'écrire à 2h30 et sous open office donc sans correcteur orthographique !
La France aura la gueule de bois demain. L’une soûlée de sa défaite, l’autre enivrée de sa victoire. Chaque camp a bu à son calice.
Enfin, nous voici débarrassés de l’omniprésence de ces gens là. Ceux qui vous observaient, placardés sur les murs, d’où l’on entend leurs consignes, leurs murmures. La petite musique qui monte à l’oreille, et vous imprègne un rythme de marche. L’hypnotisant « Ayez confiance ». La Joconde vous suit partout du regard, mais il n’y en a qu’une, et elle est belle. La madone et le roquet, eux sont partout, et laids. Les enfants de Big Brother se livrent à une guerre fratricide. Le pouvoir, vous savez.
La bataille des ego inégaux s’achève sans Ségo. La France présidente a perdu. La poitevine, au grand dam de ses électeurs, retrouve ses charentaises.
L’on ne peut pas dire ce que sera demain. Ceux qui se lèvent tôt continueront, ceux qui ne se lèvent pas aussi. Espérons, que les rues noires de monde avaient leurs papiers hier. Elles ne doivent pas gâcher la fête. La liesse populaire doit durer, l’orgie républicaine continuera. Au moins jusqu’au 16 mai. Puis il faudra, serrer la ceinture, remonter les manches et « travailler plus ».
La gourde, même armée d’un gourdin, n’aura pas su renverser le progrès. Je parle de progrès, l’amer dans la bouche, la langue pâteuse. Comme après un long sommeil sans rêve. Il est bien question de rêves et d’espoir. ou plutôt de leurs absences. Le choix de la contre-révolution. Passer la vitesse du monde dans lequel on vit. Le choix de Sarkozy, funeste ? Troquer sa liberté contre un peu de sécurité Ca se fait ailleurs. ET ça fonctionne plutôt bien. L’on a peur. Peur d'un monde qu'on ne comprend pas, alors on demande à ce que d'autres le comprennent pour nous. Agissent pour nous. Procuration morale. Bien sûr tout va vite. Dommage, les "débats participatifs" ou listes à maman noël, n'ont pas suffi à apaiser les craintes, à briser l'illusion de l'exclusion. Le peuple est exclu de la politique.
Vrai, qu’avec le visage de Royal, l’on se serait sentie l’âme apaisée, son sourire enjôleur, ses airs d’infirmière... Le bon peuple de France aurait réclamé, sa piqûre, son anesthésiant, pour oublier sa douleur, et s’enfoncer dans son lit. Sans trop bouger. Aucun espoir là bas non plus. Et s'il y en avait eu, il aurait fini comme les autres. Déçu.
J'aurai cru à un dancefloor organisé autour d'un feu de poubelles. Avec des MC en tenue de police, agitant les matraques. Le bruit des pas sur le bitume. Je me suis trompé. Personne n'a écouté de rap autour d'une voiture brûlée. Personne n'y a réchauffé son coeur non plus. On nous a mentis : les banlieues n'ont pas l'âme d'un coktail molotov.
Peut être qu'elles aussi espèrent, comme espèrent les étoiles à l'aurore. Exister encore. On les oubliera jusqu'à la prochaine révolte. De la rue, ou des urnes, peu importe. Le candidat de la rupture, sera t-il celui du courage. Coercitif et humaniste ? Prions camarades athées. Agir sur les causes autant que sur les conséquences...
L’élection cosmétique se démaquille. Sous les paillettes ? L’horreur. La politique est comme ces femmes trop belles. Le maquillage coule en fin de soirée. Obligation est faite de choisir non pas celle qui vous correspond le plus, mais celle qui, même décevante, vous satisfera. La France a choisi. La démocratie a raison, même quand la raison lui est étrangère.
Vrai, que déranger le verbe « choisir » doit laisser pantois Larousse, et ne me dites pas « parce qu’il est mort ». L’on a joué à pile ou face. Moi en tout cas. Heureusement, la pièce a eu la malice de tomber sur la tranche. Ne pas s’impliquer.
Cette déception, est davantage celle des petits calculs politiciens. Chacun invitant son petit Judas à sa table pour s’auto-proclamer Messie. Mais il faut y croire, justifier le pays dans lequel on vit.
Au moins, demain, être français ne sera plus une insulte, peut être qu’on aura échappé à la mue du « fils de pute » en « fils de libéral ».
D’un côté : le mensonge, de l’autre le mensonge moins l’incompétence.
Mais la France ne sera pas sauvée. Parce qu’on ne sauve pas un peuple malgré lui. On ne sauve pas un peuple prétentieux, qui se croit grandiose, quand il n’est qu’une ombre.
La France est une ombre, il faut lui redonner consistance et matière
cohérence surtout. Et plus, comme ces années passées co-errance. Je veux y croire à cette France qui marche droit, sans marcher au pas. Et vous ?
J’eus une discussion, sous le soleil cuisant d’un samedi d’ennui, avec une apprentie nazillonne (que je salue si d’aventure elle passe ici) à propos du droit aux étrangers d’étudier, de passer et de réussir les concours, en France. Elle le leur refusait, sous d’obscurs motifs tels « ILS NOUS PIQUENT NOS PLACES » (les majuscules font état de l’ardeur du verbe sinon de la véhémence du propos). Assez incongru, n’est ce pas ? On croirait relire les amers « ILS PIQUENT LE PAIN DES FRANÇAIS ».
Bien entendu, moi calme, méthodique, humaniste, doux, attentionné (si vous avez d’autres compliments à m’adresser n’hésitez pas) ai tenté de lui expliquer que la patrie des droits de l’Homme, des Lumières reconnaissaient le droit du sol (dont nous reparlerons plus tard), et lui indiquer qu’ici c’était la patrie de Renan et que l’héritage d’Herder (ou de Fichte même) avait probablement été à l’origine de l’Horreur du siècle passé. Mais celle-ci me coupa par un fort agréable « Tais toi ». Je n’ai pu voir les yeux, masqués par des lunettes noires (sûre qu’elle les aurait préférées brunes), mais gageons tout de même qu’ils crachaient quelques flammes qui auraient pu servir à allumer quelques fours
Tu peux être l’esclave de ta naissance, pas moi, pas eux, pas l’humanité. D’ailleurs, quel effort as-tu fait pour être française, mis à part celui de naître ? Tu es une Française du hasard, une enfant de la contingence, la française de fait. Pas celle qui a choisi d’aimer un drapeau différent de celui sous lequel elle est née, d’apprendre et même de maîtriser (puisqu’elle parlait de ceux qui volaient les places estudiantines) une langue étrangère passablement difficile ?
La France, pour eux, est un choix de tous les jours, un amour de tous les instants, une volonté manifeste de vivre sous sa bannière et d’accepter son héritage. Se fondre dans l’esprit des philosophes de naguère, se bercer des poètes romantiques, s’extasier sous les vers de Mallarmé, Baudelaire, Rimbaud ou Lamartine. Etre un français de cur ; assumer, le passé auxquels ni eux, ni leurs aïeux n’ont contribué, c’est accepter avec foi et sans flagellation les atrocités d’hier pour ne pas les reproduire ! Mêler, sans repentance, Vichy et La Terreur à la DDHC et la Résistance !
Ce ne sont pas des arbres morts qui ont coupés leurs racines, mais bien ceux de la liberté, les vrais fils de France !
Cette France qui ne t’appartient pas, cette France n’est pas la tienne !
Bien entendu l’immigration anarchique n’est pas une solution quand bien même nous sommes « fils du hasard ». Accepter quiconque toquerait à nos portes, c’est s’assurer de perdre notre identité commune, la voir noyer sous des flots continus et hétéroclites de la différence.
VIème République c’est l’anti-système, la révolte par le centre, le consensus, l’ire constitutionnelle. Dans l’ordre juste. Tadam. Le théâtre ouvre ses portes, le rideau se lève. VIème République. La scène ne change pas, les acteurs non plus. Ils dansent et jouent la même pièce. Les mêmes tirades s’écoulent dans la même langueur. On aimerait du Shakespeare, nous avons une pièce d'un Marc Lévy dramaturge.
Tragédie Républicaine, acte VI. Tout le monde est mort au Vème. Pour ne pas réveiller Boileau. Tout s’est éteint. Les Lumières surtout. Noyées entre deux étendards, un rouge couleur sang. Un vert-brun. Au final le drapeau est un linceul. Noir. Couleur mort.
Au loin l’on entend le grondement de la foule et sur le grésillement des ondes une voix monocorde « nous aborderons un changement constitutionnel ». Pirouette. Bayrou grimpe. Bayrou est anti-système. Taïaut, à nous les pavés. Sans plage.
Madame populiste, tourne les pages constitutionnelles comme les feuillets d’un calendrier. Changement de constitution, Tintin, changement d’année. On opère la sémantique, pour qu’elle glisse et fluctue. De nouvelle année à nouvelle constitution, de résolution à proposition. Or l’on sait combien sont solides les résolutions de début d’année. Peu. Respirent le coca-whisky, à peine sortie des brumes et vapeur de vodka. Mais, elles rachètent la conscience, nourrissent l’espoir, le changement
le mensonge éhonté. On devrait le porter comme une croix.
Ségolène est neuve quoi qu’ancienne. Une vie politique néantisable, à néantiser.
Année immaculée pour constitution immaculée. On remet à zéro les compteurs sans éteindre les prompteurs.
« 100 Propositions » Sans proposition ? « Je propose tu ratifies ».
Avant la nouvelle année et sous les premiers flocons de l’hiver il y a Noël. Faisons notre liste à maman noël, dans ces cahiers de doléances. Pardon « débats participatifs ». Glissement sémantique vous dis-je. Attention à ne pas se casser la gueule, à force de glissades et de grands écarts.
Lève le voile. Pas celui-ci, tu risques une fatwa. Rien ne change. Un chiffre peut être, un titre, un mot. Rien de plus. Discours stable pour candidate instable « faites nous confiance ». Ils nous trahiront « comme les autres » (ça c’est winamp qui ironise sur une chanson de crésus). Ségolène l’errance ou l’ignorance. Ségorance, ça résume. « Elle c’est le goût ». L’amer de préférence (nationale). Où elle se noie. Nous avec. « Les femmes d’abord », piétine nous de tes discours remarqués. A défaut de remarquable. La Marseillaise comme hymne à la merde « moi la musique qui marche au pas, je n’en veux pas ». Elle aime la musique. Et posséderait même un ipod. Je crois qu’elle joue d’instruments à vent. Mélomane ? Mégalomane.
Madame ? Mademoiselle ? « Suffit j’instrumentalise ma féminité comme je l’entends ». Un bouclier « l’on m’attaque parce que je suis une femme », un glaive « votez pour moi je suis une femme ».
Ségolène pour la rose et le glaive. La rose pousse dans la merde. Elles doivent fleurir au milieu de ses discours.
Rendez vous est pris. Désolé pour l’adultère homosexuel, miss. J’ai choisi Sarkozy. Sans rancune.
Le monde s'émeut à nouveau, et l'occidental bobo sûrement trop à son aise dans son confort tout neuf tout chic taille des croix à bretelles pour mieux les porter quand outre Atlantique l'on érige des Tours qui caressent les cieux. Le nouveau combat, celui qu'on dresse comme le grand défi de ce court siècle c'est l'écologie. Oh, il n'est pas question d'écolo-civisme ou d'éducation éco-civique, qui verrait l’avénement d’une responsabilisation collective (sans le marxisme qu’on associe trop souvent à ce terme) du fait de notre planète, de sa protection par les gestes simples (notamment les ordures) mais d'éco-fascisme-débile. Passé le fait, que les deux derniers qualificatifs s'achoppent de fait, rappelons l'enjeu que le dieu cathodique nous vend : arrêter de rejeter dans l'air le CO2 qui risque de tous nous tuer d'ici à on ne sait trop quand. Voilà. Le terrorisme islamisme ? Oublié, on s'arrangera avec, laissons, au pire, l'honni Amérique Libérale se charger de ce fléau, tandis que nous, héros d'un monde meilleur, héraut de la liberté et de la pérennité combattons la pollution atmosphérique sans trop bouger d'en bas. C'est à dire viser les sommets et s'enchaîner au parterre. Bien sûr, la pollution c'est le mââââââââl (quoi que certaines frustrées y préférées le mâle, éructant et bombant le torse). Mais il ne faut pas la ranger dans sa boite, comme l'on aime faire au pays de Descartes, là où le doute est intolérable quand celui ci préconisait le doute méthodique (et même par moment hyperbolique), les Lumières de France s'accommodent mal des sombres vides du doute. Aussi. Mais je m'étends, je raconte tout et n'importe quoi, tout en tournant, tournant toujours plus, comme notre bonne vieille Terre.
Bref, nous Européens éclairés, de ces immenses réverbères qui doivent polluer quelque part, avons décidé que le combat essentiel plutôt que celui de la sécurité ou de la démocratie serait celui écologique. Bien. Une base solide de scientifique s'est forgée, et attire magnétique tous les autres, qui sous peine de se faire renvoyés (comme cela arrive effectivement) adhèrent au consensus, le dilatent l'exagèrent. C'est scientifique donc c'est vrai. Tant pis si la science s'est déjà trompée. A en croire le club de Rome et autres groupuscules gauchisants et décroissants l'an 2000 aurait dû voir les famines ramper jusqu'aux portes de New York, Paris, Londres. L'opulence règne pourtant (un statisticien ne tiendrait pas en compte les données aberrantes que constituent les SDF ou les sans papiers, ce n'est pas cynique, ce sont les chiffres) ici et ailleurs. Pire, avant la seconde guerre mondiale et ses intolérables scènes de barbarie, un consensus voulait voir la dégénérescence du genre humain à cause de « tarés » au sens biologique du terme. L’eugénisme était la norme, l’idée fixe, en Allemagne l’on enfermait déjà les malades mentaux pour les éradiquer en secret et tester ainsi le matériel qui servira la solution finale. Ailleurs l’on lorgnait jalousement sur ses progrès. Mais, passé le lever de rideau sur la scène du crime et de l’extermination l’eugénisme s’est consumé dans l’air comme l’idée absurde qu’elle était. Certes, diminuer nos gaz à effets de serre n’est pas constitutif d’un même danger, et certains débiles argueraient « bah de manière la garantie de notre Terre et bah ça vaut bien un petit mensonge ». Oui, mais polluer moins, ce n’est pas tant substituer à notre industrie passablement archaïque de nouveaux modes de production que la ralentir considérablement. Or il faut être bien naïf pour croire que les géants de la pollutions que sont la Chine et l’Inde ralentiront leurs grands bonds en avant par une réduction de leurs gaz à effet de serre. Scientifiquement, certains scientifiques (c’est logique, même si elle n’a plus cours comme l’honnêteté et oui le franc est mort, vive l’hypocrite) attribuent notre réchauffement actuel à une rare intensité solaire, à titre de comparaison ils rappellent que Groënland signifie Terre Verte. Tout est dit.
Alors toi, l’écolo-bobo, participe au tri sélectif, ne balance pas tes déchets sur les aires d’autoroute ou tes sacs plastiques à la mer comme la bouteille d’un autre siècle, mais ne te révolte pas contre ces infâmes machines à produire du confort, combats plutôt les vrais dangers du siècle, les vrais enjeux, ceux là nobles : le terrorisme, la pauvreté, l’injustice, la faim dans le monde. Ceux-ci seront peut être à la hauteur de l’idée que tu te fais de l’engagement.
Ps : excusez la maladresse stylistique, mais il est tard, j’écris ça en coup de vent, je ne relis pas par flemme.

A gaza le ciel est barbelé, barbouillé du sang des victimes.
Parfois sous la chaleur d’un réacteur, les grillages fondent, et s’abattent en une nuée de projectiles. Là bas, la neige est grise. Grise et bruyante. Elle fond, et brûle. Explosive, assassine.
Les Hommes meurent, entassés dans des baraques fragiles. Se brisent sous le souffle brûlant des obus. Se disloquent. Comme les pierres sur les chars, ou les corps sous les débris.
Les seules rafales, sont celles des projectiles, des cris de mitraillettes qui font courber les têtes et pleurer les yeux. La pluie, celle qui accompagne les bourrasques gelées de la mort, est de sang, de son, et de tôle. Elle s’écroule en fracas. En fracassant aussi.
A Gaza le ciel est sombre, clairsemé par endroit de l’espoir de vengeance.
Le temps n’est pas mauvais, jamais maussade. Seuls les caractères le sont, où les assassins assermentés, les collectionneurs de nouvelles. Une kyrielle de criminels.
L’hiver, là bas, ne guette que les curs. La température, invariable, brûle, dilate le désespoir, chauffe la colère et attise les braises ardentes.
Le climat des corps, glacial, mordant est une mort lente. A petit feu, quoi que l’expression soit mal choisie, les corps gelant, plein de gerçures et de morsures. Les membres verglacés, sclérosés, abîmés, fatigués s’heurtent. Vacillent. L’eau coule des yeux et se fige sous la paupière. Le climat du corps si froid. Si froid.
Vous savez à Gaza il n’y a qu’une saison. Ho, je ne parle pas de celle de la terreur. Non. De l’automne. La saison à mi chemin. Consommant son divorce avec l’été, les fleurs, les bourgeons, le plaisir pour plonger dans l’hiver. L’automne qui quitte le meilleur pour se confronter au pire. C’est cela. En automne tout meure, et rien ne revit. Les corps s’entassent. Inlassablement. Aux coups de canons, aux bombes meurtrières.
A Gaza la mort achète ses victimes au prix de gros. Oh, pas que le gazaites, les « gazés » d’un autre âge par analogie, soient bien en chair. Plutôt qu’on les ramasse par pelletées. Comme une motte de terre. Celle là qui les accompagnera au bout du voyage. Au bout de la nuit ? La vie là bas, est faite de ténèbres. Celles qui emplissent l’âme de vagues. Une mer de vague, où les requins se dandinent et où les baleines écrasent les curs.
Les Palestiniens meurent au-dedans. La vie n’est guère plus qu’une cathédrale de papier fluctuante, oscillante. Elle se disperse au gré des vents, des souffles de haines.
A Gaza la liberté s’est éteinte. En s’écroulant son corps de géant a soufflé l’espoir qui brillait encore. Il s’est dispersé pour faire corps avec la nuit.
A Gaza, là où je n’ira jamais, là où tu n’iras jamais. Tu sais, les flammes ne dansent pas dans les yeux comme un feu sacré, mais dans les rues. Brûle la peau, brûle, brûle.
Le désespoir revêt son habit. Détresse, révolte, fanatisme.
L’enfant est un sacrifice. A gaza
Par ma fenêtre médiatique je les vois crever.
Gaza est mort, et je mange son cadavre à 20heures
Gaza est mort, et je sens ses miasmes à 13heures
Dis mais pourquoi ?

Saez, est de retour. A travers une chanson rythmée, au goût d'ailleurs, des tambours qui soulèvent la poussière d'outre tombe. Et vous dispersent comme des cendres. Le chant, se fait doucement incantation chamanique et transporte, pour faire corps avec le nuage d'éther que distille les paroles. Les meurtres s'enchaînent dans un tourbillon de volupté. Les guitares crépitent. C'est parti. Rien n'est acide. La voix doucement, tendrement, partage ses échos chaotiques, des convulsions qui amènent la transcendance. La cocaïne coule de chaque mot arraché. Chaque bégaiement, est un trébuchement, un trébuchet, un bûcher de paroles pour brûler l’hérétique tuer « the lambs ». Les cendres se précisent. Ce sont les os des autres. Le refrain est une réaccération. Il vous bouscule, comme un riff bien senti d’oasis. C’est ça. Oui. La chanson a des airs anglo-saxons, Saez a revêtu ses oripeaux, pour les dresser en lambeaux de peaux et s’en recouvrir. Et dieu que c’est bon. Killing the lambs. Moi j'en redemande. A écouter ici http://www.myspace.com/saez
Si un pontife viole des enfants. Si ce fait se répète constamment dans le temps, se clone sans amélioration notable, si l’on prend en conscience la loi du silence qui régentait la vie de nos aïeux, eux aussi peut-être violés par un prêtre vicieux, lubrique et pédophile le nombre ne saurait être « mineur ». Son ampleur inconnue nous fait malgré tout trembler, vaciller par instant.
Alors, ce sont des brebis galeuses qui ont eu la bonne idée d’être catholique. Le mal n’est pas intrinsèque à la religion chrétienne, ce sont des aberrations engendrées par l’air de la société probablement, un air nauséabond, amer. Il y flotte les odeurs de l’Islam. Son bruit aussi.
Un prêtre, un croyant est un homme. Il mange. Il dort. Ce sont des besoins, inscrits, imprescriptibles aussi. Figés en nous, tatoués dans nos corps. Quoi qu’on en dise, le désir est humain. On peut tenter de dissocier le corps et l’esprit, toujours est il que le corps rappelle l’esprit à ses devoirs. Cessez de vous nourrir, veillez des jours entiers, nous verrons.
Le sexe est intimement lié à la passion. Refuser le premier, c’est crucifier le second.
Si un imam exhorte au meurtre, au racisme, et qu’il trouve écho dans son auditoire dont nous discuterons plus tard, alors il ne fait que révéler les paroles de son livre « saint », il dépoussière une parole du Coran et la prône tel quelle est. Dès lors il faut non pas flageller l’individu, mais stigmatiser la religion, l’adosser à la haine de ses intégristes, tant pis si les faits le contredisent, on en trouvera d’autres pour corroborer.
On prête, ou plutôt l’on donne dans un élan de charité chrétienne bien, au prophète Mahomet des désordres, nombreux, faux, exagérés, sur lesquels on pulvérise des particules de méfiance, défiance aussi à son égard. Au mot Islam, les yeux se plissent, les regards se font réprobateurs « un enfoiré d’arabe ».
Ainsi Mahomet aurait massacré la dernière tribu juive de la Mecque, qui soit dit au passage l’a trahi dans son entreprise de conquête de la Mecque. Les traîtres ont toujours été massacrés, c’est un fait historique. Il n’y a pas 60 ans, on rasait les femmes, et fusillait les collaborateurs (tandis qu’on laissait à leur liberté les collaborationnistes). Le fait est intangible. Mahomet, aussi, serait un pédophile polygame, passé le ridicule de la première affirmation (une fille est adulte à l’âge de sa puberté, c’est une autre donnée systématique de l’époque), il est utile de rappeler qu’Abraham prit 3 femmes ou que Jacob en eut 4.
Quant Noé inspiré de la même grâce, et au sortir de son ivresse (car il était alcoolique) maudit son fils Cham, ou Ham c’est selon, à l’esclavage, à la servitude de ses deux frères rappelons qu’il était noir. La justification de l’esclavage trouve alors sa source dans la Bible (Genèse 9, 22-27). L’épisode a beau être contesté, toujours est il qu’il reste efficient, présent en la Genèse, tatoué en elle. Le noir alors dans l’imaginaire hébraïque est, tout comme la femme sur laquelle nous reviendront plus tard, un être inférieur condamné à l’humiliation perpétuelle, et à la satisfaction des désirs de leurs maîtres (Abraham pour pallier à la stérilité de sa femme eut un enfant avec son esclave, Ismaël, qui est l’ancêtre des arabes les arabes fils d’esclaves ).
On accuse la religion musulmane d’exécuter, celui là qui voudrait s’extirper de l’Islam. C’est un fait, intégriste méritant la désintégration. Mais rappelons la Bible. Dans l’Ancien Testament, Moïse au descendre du Mont Sinaï où Dieu accoucha des tables de la loi, aperçoit le peuple hébreux débauché, adorant une idole, un veau d’or. Pris de colère, épris d’amour pour Dieu, il ordonne le massacre de 3000 Hommes, pour que le péché, le crime odieux de conversion, de paganisme soit expié dans le sang. Les rougeurs n’étaient pas de petites chutes alors, mais des flots d’hémoglobine.
L’Islam est homophobe, ô cruelle religion intolérante tissée des fils de haine et de fanatisme indissolubles dans nos sociétés occidentales où les cordes d’amour et de compréhension se tendent, se mêlent et se nouent pour étrangler sinon faire trébucher.
Tant pis si le Dieu de l’ancien testament fit pleuvoir le feu du ciel sur les villes homosexuelles, ou que la chrétienté refuse à tout homosexuel d’exercer les charges ecclésiastiques. Ce ne sont que des errements, des tâtonnements, jamais des bousculades.
L’Islam est réputé misogyne, au nom du voile. Rappelons alors cette superbe maxime tirée de la Genèse « Tu [la femme] sera soumise à ton mari et lui te dominera ». La femme reste inférieure à son mari, principe religieux cuménique, cantonnée à un rôle de procréatrice sans pensée, sans âme presque Quel exemple de tolérance et d’égalité des sexes. On en redemanderait, si l’on n’était pas athée, cela va sans dire.
Ainsi, les 3 monothéismes ne diffèrent, pas l’inspiration, le but avoué, le moyen est identique. Le souci, s’il en est, trouve son origine dans l’essence de la religion, dans l’adoration d’un être réputé parfait, qui prône des principes que l’on éradique au gré de nos évolutions, de nos questionnements, de nos interrogations métaphysiques sinon post physiques.
L’Islam n’est pas plus mauvais qu’une autre religion, il n’est pas meilleur non plus. Chacun ne vaut pas davantage que la haine qu’il apporte, la méfiance qu’il engendre La religion a ce trait de caractère, d’assassiner ses membres. Chaque converti a une date de mort, celle de sa conversion justement, chaque athée nouveau naît, après avoir erré dans les catacombes de la religion.
N’oublions pas, outre ceci, que la réforme chrétienne ne naquit pas ex nihilo, par envie d’améliorer la vie de ses croyants. L’Eglise corrompue, noyée dans sa débauche, sa haine, son iniquité et ses privilèges dû faire face à une contestation intestine, un tiraillement de l’intérieur, une hémorragie interne. Sans le protestantisme et la vague de protestations, la lame de fond qu’il a amenée, le Concile de trente n’aurait pas eu lieu, l’Eglise n’aurait pas mué.
On dit qu'il n'est pas très fin. Cécilia prétend le contraire. Je cite :
"Nicolas? Trop fin pour moi"
Tout en finesse dans un monde de gauches.
Jaurès est mort deux fois. Ou plus. D’abord sous le feu de Raoul Villain en 14. Avant ses compatriotes qu’il voulait sauvegarder. Un peu de gloire, pour la postérité. Et des statues qu’on lui érige, un héros de paix. Un autre, mort par la guerre. Sa seconde mort est pire. Elle a commencé en 81. C’est amusant, parce que 81 à l’envers ça fait 18. 18 c’est le temps où l’on a pensé que Raoul Villain avait servi la patrie, que la guerre était utile. 81 c’est le début d’une nouvelle agonie pour Jaurès, lente cette fois. Une balle qui vous transperce de part en part, ce ne doit pas être si douloureux. On ne doit même pas se sentir mourir. La torture c’est pire. Il y a le cri, la vie qui s’échappe et qu’on rattrape. On danse avec, elle se dandine devant nous. Et la mort dans les coins nous sourit. Elle s’amuse. Jaurès a souffert ce sadisme. L’on prend son nom, on le dissèque, le piétine en s’en revendiquant. Mitterrand c’est finalement un Klaus Barbie anachronique. Un bourreau des noms, quand Barbie était bourreau des corps (Barbie est aujourd’hui bourreau des curs). La rose s’est fanée. Les pétales se sont dispersés au vent du pouvoir, de l’ambition, de la rage, du démagauchisme. « La rose et le glaive ». La rose était le glaive. L’on tenait bon ses épines. On ne saignait que soi même, pour le bien public, pour l’autre. On s’armait. Sans abandonner. Jamais. L’épine traverse la main, comme la balle traversait le corps de Jaurès. Ils l’ont abandonné pour ça. Le sang sur les costumes Cerruti c’est d’une indécence
Puis la torture. Et la nouvelle fille, chef de file. Marie-Ségolène. Elle avait le prénom d’une sainte, d’une vierge. Elle l’a évacuée. Ce n’est pas vendeur. Ce qui vend, c’est un tailleur chic en défense de l’opprimé. Ce qui paye c’est le ton monocorde pour la passion, pour la rose. Finalement, c’est la robotisation, pour le socialisme passionné
Encore pour 2007. « Ils étaient usés à quinze ans
Et Jaurès qui meurt
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s'appelaient décembre
Quelle vie ont eu nos grands-parents
Entre l'absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d'être
Quinze heures par jour le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendres
Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves
De là à dire qu'ils ont vécu
Lorsque l'on part aussi vaincu
C'est dur de sortir de l'enclave
Et pourtant l'espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux cieux
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu'à la vieillesse
Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Si par malheur ils survivaient
C'était pour partir à la guerre
C'était pour finir à la guerre
Aux ordres de quelque sabreur
Qui exigeait du bout des lèvres
Qu'ils aillent ouvrir au champ d'horreur
Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux oui notre bon Maître
Couverts de prèles oui notre Monsieur
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l'ombre d'un souvenir
Le temps de souffle d'un soupir
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? »
J’ai ta réponse Jaques. Sans fatalisme.
Il voulait la vie. Ils veulent le pouvoir.
Jaurès, je vote Sarkozy. Ils ne comprendront pas. Mais j’aurai essayé.
